#NZ5 – La région des lacs de Pukaki et Tekapo

Faisant suite aux découvertes maritimes de la côte est, nous décidons de retourner dans les terres pour finir notre étape néo-zélandaise de neuf jours par la région des grands lacs de Pukaki et Tekapo.

De Moeraki à Pukaki

C’est avec les poumons chargés d’iode que nous nous engouffrons de nouveau dans les plateaux montagneux. Petit conseil avant d’y arriver : faites le plein en eau, et en vivres avant, le village d’Oamaru dispose de plusieurs supérettes et d’un petit supermarché bien achalandé, le New World.

Nous sommes rapidement soulagés de retourner sur les routes à haut relief. Des lacs, des monts, de la végétation… les paysages ont du caractère!

NZ South Island

Vous traversez le village de Twizel, là où tous les motels et backpackers sont concentrés. C’est assez triste mais la station-service bat toutes les pompes du pays : 1.56$ le litre de diesel (#giletjauneoblige). Un peu plus loin une station de vidange pour camping-car est disponible gratuitement ! Jackpot pour la gratuité étant donné que les principaux campings autour du lac de Pukaki possèdent des équipements rudimentaires et il vous sera impossible de vidanger convenablement votre équipement motorisé, ni de faire le plein d’eau.

Parlons-en de ce lac. Quelle merveille ! Quelle beauté ! Une force de la nature qui nous laisse sans mot. C’est doux, paisible, sa surface bleutée est de velours. Tournez sur la route du Mont Cook, et prenez-en plein les yeux pendant plus d’une heure. Peu à peu la route se dévoile sur les bords de ce lac à l’eau incroyablement bleue. Les monts enneigés et l’impressionnant Mont Cook Aoraki se livrent à vous.

Tekapo Blue Lake

MONT COOK AORAKI : Cette montagne dont le sommet culimine à près de 3700 mètres surplombe la région. Lorsque vous l’approchez, vous pouvez entendre son grondement rutilent de la glace et de la neige qui tombent avec fracas. Son nom maori d’Aoraki a été officiellement accolé à Mont Cook (en hommage à … James Cook évidemment !) en 1998. C’est un emblème national et nous ne nous lasserons jamais de le contempler.

BLUE LAKE & TASMAN LAKE : Un peu avant le village de Mont Cook, prenez ce virage serré pour accéder au lac Tasman. Depuis le parking, une ascension vous attend pour accéder à différents points d’intérêts, le premier le Blue Lake qui en réalité n’est plus vraiment bleu. Au XIXème siècle, le lac possédait une surface aquatique bleue turquoise alimentée par la fonte des eaux glacières. Au fil des années, le glacier de Tasman perdit de la surface et cessa d’alimenter les eaux de ce petit lac, l’eau de pluie vient alimenter désormais cette mince étendue d’eau rongée par les algues vertes. Grimpez au sommet de la colline (attention, près de 300 marches … mais ça vaut VRAIMENT le coup !). Une imposante vue depuis le sommet sur le lac Tasman avec quelques icebergs qui subsistent encore.

C’est assez impressionnant de se trouver là, au milieu de cette nature figée et pourtant mise en péril chaque jour. Nous vous conseillons fortement de poursuivre votre chemin vers la rivière Tasman : un sentier part depuis le parking et vous atteignez votre objectif en une trentaine de minutes sur un sentier plat.

L’endroit est désert, assez peu de touristes ont l’idée de faire ce détour et dieu seul sait qu’ils ont tort ! Vous arrivez sur une crète étroite et vous aurez la vue sur les icebergs du lac d’un peu plus près. Les vapeurs froides dégagées par cette eau glacée font un bien fou. On se sent infiniment petit dans un tête-à-tête intime avec ce que la nature a fait de plus beau.

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HOOKER VALLEY TRACK : Loin d’être des grands sportifs, nous trouvons toujours notre compte en Nouvelle-Zélande. La Hooker Valley Track est une marche longue mais le chemin est plat sur l’intégralité du tracé. Allez, on va taire les quelques marches que nous devons grimper! Une randonnée de dix kilomètres (aller-retour) qui se fait entre trois et quatre heures.

Together at Hooker Valley

Un conseil : apportez de l’eau, un pique-nique et un bon livre car la vue depuis le lac est paisible. Pas une minute ne se passe sans que le paysage ne change, le Mont Cook se révèle un peu plus à chaque seconde, et le track se fait une piste rocailleuse mélodieuse. Ca crisse sous les semelles et on entend au loin le grondement de la glace fondue.

 

COUP DE GUEULE : On dit « oui » au tourisme mais non à l’inconséquence de certains touristes. Alors que nous étions en train d’admirer la vue et de nous abreuver au soleil, nous avons constaté que de nombreux touristes voulaient goûter l’eau glacée. Une femme a décidé de nager quelques mètres pour pouvoir se mettre ensuite sur un des petits glaciers résistants encore aux rayons puissants du soleil. Celle-ci a été suivie par d’autres touristes avides de faire un cliché instagrammable. Au même moment, un touriste coréen a décidé de faire une trempette jusqu’à un piton glacé et casser à coup de poing un morceau de glace pour faire sa photo-souvenir. A quel moment avons-nous cessé de réflechir? Tout ça pour faire une photo qui terminera dans un portable ou un disque-dur et rapidement oubliée. Donc, non on ne brise pas la glace, on laisse à la nature ce privilège, on prend également ses déchets et on réflechit deux secondes. COUP DE GUEULE TERMINE.

 

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Côté hébergement :

  • White Horse Hill Campground : ce camp est situé au pied de la Hooker Valley Track. Hyper pratique ! Il vous coûtera 13$ par personne pour y poser son véhicule avec un environnement montagneux spectaculaire. Des toilettes équipées sont installées (prévoir votre lampe de poche car pas d’électricité), des poubelles et un coin équipée d’eau potable glacée. Un excellent rapport qualité-prix au cœur de la nature.
  • Lake Pukaki Reserve : Situé peu après le barrage, cet espace gratuit est mis à disposition des vacanciers de passage. La vue est l’une des plus belles que nous ayons eues pendant notre voyage. Il faut arriver assez tôt pour pouvoir profiter des meilleurs emplacements, c’est-à-dire des emplacements plats car de nombreux sont en pente. Vous pouvez descendre le terrain et accéder au lac en quelques minutes. Ne pas utiliser les toilettes qui sont … sales!

Pukaki Reserve

Dernier stop : le Lac Tekapo

Dernier arrêt pour ce périple de neuf jours en terres très très lointaines. Nous reprenons la route pour le lac de Tekapo. Le lac d’une superficie deux fois inférieure à celle de son voisin Pukaki, est situé à environ une heure de route de notre camp Lake Pukaki Reserve.  Le site est principalement connu pour sa petite église de pierre qui fait face à l’étendue d’eau. Si la Church of Good Shepherd est un beau lieu, il faut toutefois mettre en garde sur la horde de touristes qui se déversent sur le site chaque jour. Une armée de touristes asiatiques qui colonisent le moindre espace. Prenez un peu de distance et approchez vous des berges de cette eau intense et paisible.

Situé un peu plus loin, un autre inmanquable de la région et qu’il faut absolument faire : le Mount John Observatory. Cet observatoire universitaire situé à 1031 mètres vous permet d’avoir une vue panoramique sur le lac et sur la plaine. Deux options : un accès en véhicule qui sera payant, en effet un droit d’entrée est demandé au véhicule et vous coûtera 8$, ou alors une belle balade qui vous coûtera deux ou trois heures.

Nous avons opté pour la balade, qui commence au pied du Tekapo Springs, un complèxe neuf de bains thermaux. La promenade se fait doucement, avec des grimpettes plus ou moins pentues mais rien de bien méchant. Les derniers mètres sont peut-être les plus difficiles sous l’épuisant soleil que nous avons eu ce jour-là. Vous arriverez sur différents points de vue et un petit café l’Astro Café qui sera l’ultime récompense avec un excellent café au lait glacé.

Mount John Observatory Tekapo

Au moment de la descente, nous avons craqué et enfilé nos maillots de bains pour profiter de notre dernière après-midi en Nouvelle-Zélande. Nous avons acheté nos billets pour le Tekapo Springs pour 27$ par personne qui donnent accès aux différents bains allant de 27 à 38 degrès. La vue est magnifique, l’espace très bien aménagé et assez peu fréquenté.

Lake Tekapo

Côté hébergement, nous ne vous parlerons pas du camp où nous avons posé le campervan car il est à déconseiller. Les installations sommaires, vétustes et peu soignées, une vue pas extraordinaire et le tout pour 26$ pour une nuit. Tekapo étant un lieu hautement touristique, les propriétaires ne se gênent pas pour ouvrir des campings hors de prix et peu entretenus. Dommage, passez votre chemin si  vous voyez le Lake MacGregor Campsite!

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