48 heures à Wilsons Promontory

Aujourd’hui nous partons pour le parc national de Wilsons Promontory. L’endroit idéal pour les randonnées, admirer une faune et une flore riche et exotique, et contempler les nombreuses plages du parc national. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les niveaux. Situé à seulement trois heures de route de Melbourne (un peu plus de 200 kms), vous pourrez partir en escapade pour le week-end ou effectuer des randonnées de plusieurs jours.

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L’Histoire de Wilsons Promontory

La péninsule de Wilson est le point le plus au sud de l’Australie continentale. On doit sa découverte à George Bass (qui a donné son nom au détroit de Bass, celui qui sépare l’Australie et la Tasmanie) qui en 1798 nota l’existence de ce promontoire. Son nom vient d’un certain Thomas Wilson, marchand australien et ami de Matthew Flinders, premier cartographe de l’Australie. En 1898, l’État du Victoria en fait son premier parc national sur les terres de cette étendue végétale et rocheuse du sud de l’Australie. Un parc national de près de 500 km² dont la richesse des paysages en fait un lieu immanquable.

Wilson Prom

Rejoindre The Prom

Louer une voiture sera la meilleure solution pour s’y rendre. Nous avons loué chez Europcar une Kia Rio pour un total de 98 AUD pour 48 heures. La voiture est hyper fonctionnelle : air conditionnée, connexion USB pour enchaîner les chansons sur Spotify en toute sécurité de batterie … Il vous faudra trois heures environ pour joindre la ville principale du parc : Tidal River.

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Vous passerez par la Monash Highway puis vous aurez ensuite des routes de campagnes. Libre à vous de découvrir les villages sur la route, mais ils n’ont pas de grands intérêts si ce n’est pour se restaurer ou faire le plein de son véhicule.

Le petit conseil que nous aurions pour la location de voiture : utiliser une carte de crédit plutôt qu’une débit. En effet, notre précédent expérience chez AVIS, quand nous étions alllés sur la GOR, nous avait coûté 400 AUD de caution pour la voiture alors qu’Europcar en demande 100.

Des bus sont disponibles entre Southern Cross et Fish Creek, le lieu où nous logions. Mais il faudra vous trouver un moyen de locomotion, car l’hôtel est situé à 50 minutes de Tidal River. Et il ne faut pas être pressé car il n’y a pas beaucoup de bus!

Loger à Wilsons Promontory

Nous avons joué la carte de l’économie par rapport aux hébergements qui sont souvent très chers en Australie. La moindre chambre glauque dans le motel terne peut dépasser largement les 120 dollars la nuit. Comme nous n’avions pas eu le choix d’un bon rapport qualité-prix sur la Great Ocean Road, nous avons testé une adresse à Fish Creek, le (en toute logique) Fish Creek Hotel. Cette petite bourgade se situe à près de 50 minutes de Tidal River, lieu où la plupart des randonnées commencent. C’est également à Tidal River que le centre d’informations aux visiteurs est situé. Fish Creek est donc un peu loin, mais la distance se fait facilement et il faut équilibrer de la manière la plus pertinente possible son emploi du temps. Les autres hébergements de Booking sont soit trop chers, soit ne conviennent pas du tout au confort-prix dispendieux que l’on s’était fixé.

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Le bâtiment historique est dans un style Art-déco ravissant et dans lequel on se sent bien. D’ailleurs ils ont finalisé dernièrement les travaux de réfection. Bon pour ce prix, vous aurez une chambre avec deux lits simples et la salle de bain est commune. Mais quelle salle de bain! Très propre, fraîchement rénovée mais gardant son jus années 20. C’est simple, on a l’impression d’être dans un vieux film des années folles. Il y a dans l’hôtel un restaurant (assez cher et qualité moyenne), un bar, un billard et un bottle shop. De l’autre côté de la route, une station service locale avec la possibilité de faire quelques emplettes alimentaires.

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Si vous êtes véhiculés ou équipés, vous pouvez tout à fait loger dans votre van ou votre tente dans le camping situé à Tidal River. L’espace est gigantesque car le camping propose près de 484 emplacements. Après on pense camping et petits prix mais la localisation y joue beaucoup car il vous coûtera plus de 60 dollars la nuit pour un emplacement sans électricité et avec une capacité max de 8 personnes. Un conseil : venez avec tous  vos amis pour rentabiliser la location. Des petites cahutes confortables sont aussi présentes sur le site avec des vues parfois sur la nature avoisinante. Pour ces hébergements de qualité : comptez plus de 200 dollars la nuit.

Que faire dans le parc national ?

De la randonnée pardi ! Le parc national propose pas moins de 24 randonnées autour de Tidal River allant de la plus facile (une route à traverser pour accéder à la plage de Norman) à la randonnée de professionnels de 12.4 kilomètres pour rejoindre les trois baies. Et c’est pas fini car ces randonnées sont dans un mouchoir de poche. L’étendu du parc national est telle qu’il faudrait plus d’un article pour répertorier les combinaisons pédestres.

La Three Bays Walk (12.4 km – 4 heures A/R) 

Cette randonnée est l’une des plus longues mais elle vaut le coup. Partez de la plage de Norman, une étendue de sable fin pour regagner les hauteurs de la colline. Vous rejoindrez au bout d’une demi-heure les hauteurs de Squeaky Beach, cette plage au sable fin et blanc qui couine sous nos pas (squeak ! squeak ! d’où son nom !). Vous traversez une plage merveilleuse et regagnerez rapidement les hauteurs pour vous diriger vers la Picnic Bay. La végétation change baie par baie. Ici vous traverserez une foret de buissons secs et touffus. La plage de Picnic Bay vaut le détour (car nous sommes seuls!) et vous terminerez par la plage de Whisky Bay. Nous ferons cette plage le lendemain car nous n’avions pas le temps de terminer la boucle de 12 kms à temps.

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La Prom Wildlife Walk (2.3 km – 45 min. A/R)

Terminez votre journée par cette marche à travers un avant-goût du bush australien. Vous arriverez sur une plaine étendue et infestée de mouches et sauterelles pour admirer l’arrivée des fameux kangourous. Ces derniers n’aimant pas la chaleur, il sera toujours plus facile pour vous de les apercevoir le soir venu. Vous les verrez par dizaine en train de brouter tranquillement, se gratter avec nonchalance et sautillant comme des petites danseuses.

Le Mont Oberon Summit Walk (6.8 km – 2 heures A/R)

C’est la marche la plus connue de la péninsule. Sa vue à couper le souffle vaut la grimpette. Il faudra s’armer de son souffle et de sa meilleure bouteille d’eau pour regagner le sommet de ce mont. On a connu pire en Asie (le Kawah Ijen par exemple en Indonésie) et la montée s’annonce finalement sympathique. Bon le paysage est un peu le même tout au long de la montée : une foret d’eucalyptus à perte de vue. Vous avez déjà senti une foret d’euca? Ça nous fait remonter des souvenirs profonds, quand nous ouvrions la porte de notre fleuriste préféré à Vincennes le jour du marché (qui a dit que nous n’étions pas un peu bobo?!).

Vous arriverez sur une rangée d’escaliers que vous maudirez et  sur laquelle vous continuerez de pester tout le long. L’arrière-plan est un peu gâché par deux grosses antennes-relai mais rassurez-vous, le meilleur est devant vous. Une vue à couper le souffle (ça tombe bien vous n’en avez plus) sur la baie de Norman et Picnic Bay. Une impression d’être infiniment minuscule face à l’étendu des lieux. Une envie de s’asseoir et d’admirer. De prendre son temps.

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La Loo-Errn Track (1 km – 30 min.)

Cette boucle part de Tidal River et vous propose une balade à travers la végétation de la rivière sombre de Tidal. Les installations sont comme partout en Australie : impeccables et bien pensées. Un parcours en bois est installé tout au long de la marche pour préserver la végétation de la berge. La rivière sinueuse, les monts imposants, la végétation luxuriante, l’absence de présence humaine; encore une fois l’Australie, nous te remercions pour ton faible taux d’habitant au kilomètre carré. Une balade douce. Une impression d’être les navigateurs de 1798 découvrant les lieux.

La Whisky Bay (400 mètres depuis le parking – 10 min.)

Nous n’avions pas eu le courage de faire la plage sur le périple de la veille, nous avons donc profité pour prendre la voiture et nous faire une pause plage bien méritée après la matinée dans la montagne et la foret fluviale. La balade est tranquille, à l’exception d’une première descente en pente (au revoir, muscles!) mais la vue laisse songeur. Au loin, les vagues se fracassent contre des rochers arrondis. Nous sommes curieux et avançons. La plage est semblable aux autres par sa qualité, peut-être un peu plus petite que les précédentes. L’eau est transparente, cristalline mais froide. N’oublions pas que plus loin, c’est l’Antarctique !

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La Darby Beach (1.1 km depuis le parking – 15 min.)

Notre dernière escapade a été pas la plus simple puisque l’un de nous était souffrant d’une légère insolation. Donc quand il fait 35-36 degrés, qu’il n’y a pas un espace ombragé, c’est  vite compliqué. La plage est situé au nord de la péninsule (pratique si vous voulez coupler une visite sur Tidal + une visite dans le nord pour casser un peu la distance le soir pour Fish Creek). Plage ô combien sauvage, avec des dunes de sables hautes et majestueuses qui s’effritent sous l’effet du vent. Vous pouvez coupler la visite par de Tongue Point. Des circuits sont disponiblees à partir de Darby.

Darby

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Faune qui peut !

The Prom, c’est aussi une faune riche et variée qui fait le bonheur des petits et des grands. Bon, ok, nous, on était en mode quasi-militaire avec appareil photo et GoPro prêts à dégainer. Nous interprétions chaque bruit que Mère-Nature nous offrait et essayions de déceler les crottes de nos amis à poils. Les kangourous de la plaine de la Prom Wildlife Walk, les wombats que vous trouverez avec un peu de chance un peu partout si ces derniers ne sont pas morts écrasés sur le bord de la route. C’est d’ailleurs un problème récurrent en Australie et chacun vous conseillera de ne jamais conduire après la tombée de la nuit. Déjà parce qu’il n’y a aucun éclairage public – donc makache si t’as un problème de phares – et qu’aussi les phares attirent les bêbêtes comme les kangourous. Beaucoup d’animaux morts sur le bas-côté de la route. Sur notre route pour l’hôtel, on a constaté pas moins de 2 wombats et 2 kangourous-wallabies tués.

Les wombats – car nos mères ont déjà fait les recherches sur internet lorsqu’on leur a envoyé une photo – est un petit marsupial et pèse entre 15 et 40 kilos. D’apparence mignonne, le wombat peut s’avouer parfois farouche et un brin bagarreur. Donc profitez-en pour le photographier,  ne pas trop le déranger et ne surtout pas d’essayer le toucher.

Les wallabies qui sont aussi en nombre dans les hauteurs des collines du Wilsons Promontory. Nous avons pu en voir quelques uns qui cherchaient de la nourriture. Ces petites bêtes sont des cousins des kangourous, en plus petits cela étant dit! Les wallabies vivent dans des parcs naturels au climat océanique. Ce qui est en fait un être adaptable pour les climats européens et c’est pour cela que vous pouvez en apercevoir dans le sud de la foret de Rambouillet. Grâce à leur épaisse fourrure, le wallaby peut survivre à des températures basses.

N’oublions pas de mentionner un nombre incalculables de cacatoès, perruches, serpents, koalas et émeus. Une véritable colonie de vacances pour affamés de nature.

La découverte 100% Aussie

The Prom c’est une expérience australienne complète : un hébergement rustique ou authentique, une découverte d’une végétation luxuriante et sans commune mesure avec nos campagnes françaises. Une faune exotique qui nous emmène aussi loin qu’un livre d’aventures.

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Nous avons tendance à penser que l’Australie offre des trésors insoupçonnés et que les photos PROMotionnelles (humour! calembour!) sont un peu trop traitées. Pourtant, la couleur du ciel est plus vive, la chaleur du soleil est plus écrasante et les couleurs exacerbées. Aucune demi-teinte possible en Australie, nous sommes les témoins privilégiés d’un espace vaste et peu peuplé.

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Encore une fois, nous avons apprécié le fait que l’intégralité du parc était gratuite. Pas de frais cachés, des parkings gérés par des géants capitalistes ou de taxes pseudo-conservatrice. L’espace est protégé par une armée de rangers que nous avons rencontré sur l’une des plages. Soit les touristes sont très disciplinés, soit le nettoyage y est incessant car nous n’avons constaté aucune trace de pollution. Ni papiers, ni mégots, ni canettes ou bouteilles en plastique. Et c’est tant mieux. Cette expérience est enrichissante et formidablement éphémère. On aurait envie d’y rester plus longtemps mais ça serait un plaisir égoïste. Wilson Promontory mérite qu’on la découvre petit à petit, et d’ailleurs, c’est notre souhait de revenir pour mieux retrouver cet écrin végétal où règne un calme absolu.

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